PETIT CLIN D’OEIL A DAVID BERTRAND ET SYLVIE HASCOET …..

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LE WEEK-END DERNIER , NOUS AVIONS DAVID BERTRAND ET SYLVIE HASCOET POUR LUI QUI ETAIT SUR LE 80 KM DU MONT BLANC AVEC PRESENCE DE KILIAN JORNET SVP ,ET POUR SYLVIE QUI ETAIT EN ITALIE UN MOIS APRES AVOIR FAIT LE 80 BORNES A ANNECY AVEC NOUS .

POUR DAVID CE FUT SON BAPTEME CAR IL A REUSSI A NOUS FAIRE SON PREMIER ULTRA ET NON SANS MAL AU REGARD DES RESULTATS CAR 636 A L’ARRIVEE POUR 1100 JE CROIS ENVIRON AU DEPART !!! .DONC BRAVO DAVID CAR TU L ‘A FAIT .TU A SOUFFERT , TU AS VOMIS , TU EN A CHIER MAIS  C’EST FAIT .

 

David BERTRAND
Catégorie : SE H (23-39)
Club : t3 team
Nationalité : FRA (France)
Ville : PLENEE JUGON – FR
Palmarès ITRA
  • 168e (06:08:43) sur menestrail – montcontour – grand menestrail de moncontour 2016 (54km)
  • 474e (08:09:47) sur trail de guerledan – trail de guerledan 2016 (58km)
  • 285e (02:45:59) sur trail glazig – 25 km 2016 (26km)
  • 373e (07:54:42) sur trail de guerledan – trail de guerledan 2015 (58km)

QUAND A SYLVIE TU ETAIS AU LAVAREDO TRAIL SUR UN 120 BORNES OU VISIBLEMENT TU AS SOUFFERT BRAVO A TOI ENCORE UNE FOIS ET REPOSE TOI BIEN ……

Petit récit comme prévu :
Comme annoncé avant de partir, j’allais faire le Lavaredo Ultra Trail en mode touriste (découverte, photos…). Autant dire que c’est vraiment ce qui s’est passé, des fois à cause de moi mais aussi suite à des événements indépendamment de ma volonté :
lundi 19 et mardi 20 : 1500kms d’ouest en est avec escale à SARREBOURG pour la nuit. Première difficulté, un tomtom qui ne connaît ni l’Allemagne, ni l’Autriche. Vive le portable de Taloche. Arrivée à 21h30 à Cortina d’Ampezzo. J’ai conduit les deux jours. Je suis malade quand je suis passager. Première nuit en Italie avec des orages. Forcément avec mon camion aménagé je ne peux pas dormir dans ma tente-toit. Je m’installe donc sur le siège passager avec ma couette. Je valse entre le siège et mon lit au gré des caprices du ciel.
Mercredi 21 : Matinée cool avec visite de Cortina et course. Puis après-midi, rando de 5h où on commence à voir des paysages magnifiques avec une partie « via ferrata » sans matériel (Je sais ce n’est pas bien). Nuit identique à la première, je valse au rythme des orages.
Jeudi 22 : Pour ne pas perdre trop de jus, on prévoit deux petites randos de 2h pour reconnaître un peu le parcours. Finalement une erreur de lecture de carte et on se retrouve avec une rando de 7h sans manger. Nouvelle nuit d’orage accompagnée de grêle.
Vendredi 23 : jour de course. Prise de dossard : 69 (petite pointe d’humour pour les idées mal placées). Taloche part pour la journée. Elle prend 3 télécabines pour monter à 3400m puis redescendre en marchant. Je suis tentée de l’accompagner mais ce n’est vraiment pas raisonnable donc je reste me reposer dans mon camion. 23H00 c’est le départ (enfin une nuit sans orage : quelle chance). Je pars sur un rythme de croisière qui me semble pas mal. Les kilomètres passent bien. Seul bémol, ma boisson de l’effort ne passe pas. Je prend le temps de faire un premier petit film dans une ascension pour montrer le bal des frontales et Cortina éclairée. En 30 » je perds 100 places. Après 40 kms, la fatigue se fait déjà sentir (merci les petites randos), heureusement le jour se lève. J’arrive au ravito du 47ème naze, je n’ai pas faim. Forcément toutes les conditions sont réunies pour que je reste dans une dynamique négative. Je repars et vais jusqu’à la base de vie du 66ème tant bien que mal. Au ravito, je goûte un repas liquide qui ne m’a fait ni bien ni mal. Je repars en mode tortue. Je commence à regarder les barrières horaires, je m’interroge énormément. Ça devient dur mentalement. Je sais qu’au 80ème, Taloche m’attend. Voir quelqu’un qu’on connaît redonne du baume au cœur. Elle m’encourage, me redonne un peu de force, voit que je suis dans le dur mais me le dit pas… Je mets alors 3h30 pour faire 10kms sur une partie relativement roulante mais enclavée avec la chaleur, la caillasse, et un petit vent chaud. J’alterne entre marche et arrêt à chaque point d’eau pour me tremper. Je cours même plus. Je n’ai même plus envie de prendre des photos. Je pense à abandonner mais faire 3000kms pour rien, hors de question. Tant bien que mal, j’arrive au 95ème. Je décide de prendre mon temps au ravito, de me reposer. Deux soupes et deux verres de coca plus tard je repars. Par magie, l’effet sucre rapide du coca agit. Je retrouve Taloche, elle voit que la forme est revenue. Je prends le temps de plaisanter. Je double énormément de monde (surtout du 48kms). Je vole, je descends à toute vitesse. L’orage se fait entendre (encore un), il faut que j’arrive avant. Les 25 derniers kilomètres sont passés à une vitesse folle. J’entends des « magnificos » quand je double. La dernière ligne droite est énorme avec les encouragements. Ligne d’arrivée franchie. Je me dis que ça a été dur mais que je l’ai fini. Temps 19h07′ / 149ème au général / 13ème femme. Je pensais mettre 20h avant d’y aller. Finalement, je pense qu’un top 100 au général et top 10 en féminine avec un temps de 18h00 était largement à ma portée. Mais je suis super contente d’être Finisher de ce Lavaredo quand je vois par tous les états où je suis passée. Petit resto avec la team Bercy. Enfin pour moi, le resto se résume à un verre de jus d’orange et un bout de pain car je ne peux rien avaler… Dodo dans mon siège passager car orage toute la nuit, avec une petite pensée pour les derniers coureurs qui sont sous ces intempéries.
Dimanche 25 et lundi 26 : Chemin retour avec une halte de 4h dans un patelin suite à une route barrée pour manifestation sportive.
Au final : superbe semaine dans la région des dolomites en Italie avec des panoramas à couper le souffle. Ça méritait bien le déplacement.

 

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